Une demeure aux multiples personnalités…
Cette prestigieuse demeure est construite en 1882, par M.Charles-Eusèbe Jacques dit Duhault. L’architecture de style second Empire est marquée par une imposante toiture mansardée ornée d’une magnifique tourelle cuivrée qui lui confère une prestigieuse allure de château.

Famille Duhault devant leur demeure en 1898. Nous voyons en partant de la droite M. Charles-Eusèbe Duhault, le professeur de musique, Marie-Anne Julie Grondin (la femme de C.E. Duhault) et le frère du propriétaire M. Louis Duhault et ses enfants.
Cette nouvelle habitation est toutefois si coûteuse à entretenir que la famille Duhault est contrainte de la vendre en 1915. En treize ans, la maison connaîtra cinq propriétaires.En 1928, c’est un jeune médecin, M. Alphédor Bilodeau qui en fait l’acquisition pour 5 500 $ et y élèvera sa famille. Ce dévoué docteur meurt en 1953 et sa veuve, Marie-Jeanne Matte, vend la maison quatre ans plus tard.
En 1957, Mme Claire Milette la transforme en maison de repos pour les malades et la demeure portera le nom de « Repos Sainte-Claire ».
En 1967, la famille Houde et Denis l’acquiert et elle deviendra une maison d’hébergement pour personnes non autonomes. Jusqu’en 2003, elle sera le « Pavillon Marie-Chantal ».
En 2006, la belle demeure est acquise par Les Chocolats Favoris inc. Elle est restaurée afin d’y accueillir une nouvelle vocation. Les portes de la belle victorienne sont donc réouvertes au public. Les délicieux chocolats et les fameuses glaces fabriquées sur place par l’équipe d’artisans de Les Chocolats Favoris inc sont devenus une fierté et un fleuron de la gastronomie pour les gens de Charlesbourg.
Les lieux d'hier à aujourd'hui
Le médecin Bilodeau rendait visite à ses patients à cheval; il se devait donc d’avoir une écurie pour y loger ses chevaux, ses calèches et sa « sleigh ». En fait, cette écurie se trouvait accolée au mur arrière de la résidence, l’emplacement même qu’occupe aujourd’hui la Glacerie à l’européenne.
Le docteur Bilodeau fait la joie de bien des jeunes de Charlesbourg lorsqu’il fait aménager un terrain de tennis sur une partie de son domaine, aujourd’hui occupé par la 83e rue. Bien que privé, ce terrain devient un véritable lieu de rencontre..
Recherche & conception: Marie Guay et Etienne Vézina, 2007.